jeudi 21 juillet 2016



La  Chorale Invoglio au festival Voix Des Forges   (photo Pierre Duriot)

Avec l’été, le temps des festivals

Celui de Voix du Monde est passé, nous sommes disponibles maintenant pour le retour sur l’événement et pour aller rencontrer les autres dans leurs initiatives du même genre. 

Fin mai, à Châteauroux, un très beau festival de la Voix nous a permis d’observer comment cette organisation tenait, supportée par la Ville de Châteauroux et deux associations. Ouvert aux professionnels et aux amateurs, c’est un modèle du genre, à connaitre et faire connaitre. Dans un numéro récent (3465) le magazine Télérama s’est penché sur ces festivals de l’été et nous a gratifiés d’un bel article intéressant qui enrichit notre réflexion. Il sous-titre « la culture, notre force ». C’est notre credo.
Soulignant la diversité des offres estivales sur notre territoire, Fabienne Pascaud parle d’exception culturelle, d’un « patrimoine vivant à entretenir constamment ». Elle rend compte d’une enquête du syndicat des entreprises artistiques et culturelles pour nous permettre de réfléchir aux contextes et aux enjeux de ces festivals. Nous nous sentons concernés, en toute modestie.

Beaucoup de ces initiatives ont dû fermer, faute de subventions. Mais chacun peut le constater, d’autres résistent et dans notre département ils sont nombreux à voir le jour, dans des genres différents et complémentaires. 
L’article de Télérama indique quelques raisons pour lesquelles certains résistent :
 d’abord l’ancrage local - valoriser un patrimoine historique et régional, avec parfois un lien fort avec la population. - « Un festival peut renforcer le tissu social » écrit la journaliste « le caractère associatif de l’organisation contribue à l’aspect participatif notamment via le bénévolat » 
Elle indique enfin, ce qui nous intéresse particulièrement, la taille modeste d’un bon nombre de ces festivals « pour garder leur âme ». Une dimension humaine pour des événements faits par et pour des humains…Ce choix de petite dimension permet aussi de garder une certaine indépendance, de ne pas être tributaires des financeurs, j’ajouterais de rester raisonnables dans nos demandes de soutiens que ce soit aussi bien auprès du public que des collectivités ou des mécènes éventuels. 

La culture coûte de l’argent, mais il nous semble que ce coût doit rester en relation avec ce qu’elle peut apporter aux artistes et à ceux qui viennent les rencontrer. Car un festival c’est un événement créé de toute pièce pour que les uns et les autres se rencontrent. Un choriste de Voix du Monde a pu dire que l’on pouvait même y faire une rencontre avec soi-même. Dont acte. A quand le prochain ?
                                                                                  Pascale Barathon

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